Union Vélocipédique Genevoise

Depuis 1891, club puis association dédiée au cyclisme

Association cantonale de cyclisme, membre de la Fédération Cycliste Suisse (Swiss Cycling)


Rapport du stage VTT UVG Printemps 2013

15/04/2013 09:58 par William Fracheboud (commentaires : 1)

Présentation

A l'initiative de Karel Studer, sept jeunes de trois clubs genevois ont participé au stage VTT de ce printemps. Deux de l’Etoile Cycliste de Meyrin (Kianou Regad, Alejandro Soto), deux de la Pédale des Eaux-Vives (Philippine Buhagiar, Gaetan Chevallier) et trois du VC Lancy (Cédric Burnier, Emile Tapponnier, Aymeric Rougemont).

Au programme, trois jours dans la Bresse bourguignonne et le Revermont ont permis de faire le point sur la condition et l’engagement des participants.

Mercredi 3 avril 2013

Malgré un programme remis aux participants, il n’a pas été possible de partir à l’heure prévue ; Cédric est en retard et Aymeric est manquant, son père ayant confondu les dates. Il nous rejoindra finalement pour le repas de midi.

Le matin du premier jour a été consacré à des exercices techniques de base dans les bois jouxtant le domaine des Bruyères avec comme constat :

  • Une bonne maitrise générale dans les freinages, virages et relance, même si à basse vitesse c’est plus simple…
  • Au niveau de la position sur le vélo, quelques réglages sont nécessaires, l’engagement des rapports adéquats et des pédales automatiques sont à travailler.
  • L’état général des vélos devrait faire l’objet de plus de soin.

L’après-midi, nous sommes partis pour une balade d’une cinquantaine de kms entre bois, routes forestières, petites départementales et bord de rivières avant un retour au plus court par la nationale. Inutile de préciser que le terrain naturellement marécageux était vraiment gorgé d’eau. Ceci a fait les délices des vététistes meyrinois et j’ai d’ailleurs surnommé Kianou, le hors-bord. Jamais trop profondes ces flaques !

A peine arrivé sur les berges de la Seille, rivière à longer jusqu’à Louhans, une certaine fatigue à plombé les plus véloces du début de l’après-midi. Pas pour rien que le programme prévoyait fond et endurance… Bref, nous avons tiré au plus court pour rentrer. A la sortie de Louhans tout le monde était là, mais quelques kms plus loin, Aymeric manquait à l’appel victime de crampes et à l’arrêt au bord de la route. Un p’tit coup de fil à Jean-Claude ROSSI des Bruyères et hop il nous l’a ramené avec le bus (voiture balai) à l’arrivée. Nettoyage des vélos, repas, puis douche pour certains aux Bruyères et déplacement à la Chapelle St- Sauveur pour un repos bien mérité. Petit chahut habituel, mais tout ce petit monde a bien dormi.

Jeudi 4 avril 2013

Après un réveil musculaire léger et un copieux petit déjeuner, en voiture jusqu’au pied du Revermont à Digna et montée par la route jusqu’au château médiéval de Chevreau. Visite des ruines du monument et poursuite de la grimpette jusqu’à l’antenne tv du sommet.  Tout ça rythmé par le couinement du pédalier du vélo d’Alejandro jusqu’au bris de sa chaîne. Etant donné le retard pris dès le matin, nous redescendons dans la plaine et passons à table dans un restaurant de Cuiseaux. De l’avis unanime de tous les participants, ce repas fut inoubliable.

L’après-midi la petite route touristique nous ramène jusqu’au bus pour le chargement des vélos et le déplacement jusqu’aux Bruyères pour le repas du soir. Ce dernier ayant été concocté par le coach, les mines étaient moins enjouées qu’à midi ! C’est vrai que pommes de terre vapeur, légumes et poisson ne feront jamais l’unanimité. Mais bon, tous les participants ont mangé. Ils ont toutefois pris une collation vers 21h avant d’aller se coucher. Déjà beaucoup moins de bruit cette fin de soirée là.

Vendredi 5 avril 2013

Réveil musculaire à nouveau light, motivation difficile à éveiller avant de chauffer les muscles… Après le petit déjeuner, petite virée dans les alentours de La Chapelle St- Sauveur. Routes campagnardes, chemins de terre, chemins forestiers, forêts et plus de chemin du tout ont été au programme. La vélocité s’émousse, le fond s’use et les vélos deviennent encore plus lourds. Il est vrai que la boue n’arrange rien. Sauf évidemment pour ceux qui pensent à les « nettoyer » régulièrement dans 30 à 40 cm d’eau. Ils oublient parfois qu’au fond la vase les attend sournoisement. Petit exercice de vélocité sur un chemin caillouteux de campagne, avec départ toutes les 30 secondes. Dur, dur, mais la valeur de tous leur permet d’avaler cette difficulté physique. Retour au gite, en douceur, puis repas, rangement, chargement des vélos et de nos affaires et retour à Genève sans encombre et dans les délais.

Bilan

Malgré un programme établi assez détaillé, il n’a pas été possible de le tenir à la lettre. La différence de niveaux n’est pas en cause, mais l’inertie du groupe ralentit toute action. Peut-être que la présence d’un second accompagnateur permettrait d’en gommer une bonne partie.

Sur le plan technique, certaines différences sont notoires. Indépendamment de la qualité et le choix du matériel, les méthodes de chaque école sont visibles. La maniabilité, l’audace et le franchissement d’obstacles (ha ! les roues de 29 pouces) reviennent sans conteste aux pensionnaires de l’Etoile Cycliste de Meyrin. On voit là la patte de Bastien et Benoît !

Sur le plan de l’endurance, peu de différences, en tous cas dans les premières heures ! Les cyclistes lancéens et de la PEV s’en tirent bien et les autres savent suivre.

Une mention toute particulière va cependant à Philippine, seule fille du groupe, dont les multiples qualités lui ont permis de toujours être là. Même pas fatiguée. Faudrait toutefois songer à équiper le vélo de pédale automatique, position des pieds oblige.

Sans faire de bruit, Gaétan a toujours été là. Une espèce de force tranquille, un peu comme Aymeric dont le comportement et l’engagement m’enchanteront toujours.

L’engagement de tous a été a la hauteur de mes espérances. La force de caractère de certains fait la différence, malheureusement parfois aussi  dans le comportement. Avec le temps cela s’arrangera et je suis fier de l’attitude positive de tous les participants. Un stage de trois jours représente une durée idéale en début de saison et la variété des terrains que l’on peut utiliser avec un VTT offre de grandes possibilités de phases d’entraînement.

Au niveau de l’alimentation, il n’y a pas de miracles : il reste beaucoup à faire. Les fruits et les légumes sont relégués au fond du panier, le dessus étant plutôt garni de pâte à tartiner au chocolat et de friandises diverses. A revoir impérativement.

La préparation physique spécifique devrait être mise en place à la sortie du stage et un programme remis aux participants et à leurs moniteurs dans les clubs pour poursuivre le travail entamé. Ceci doit faire l’objet de directives, car les jeunes ont de la peine à faire les exercices de leur propre chef. Elles dépendront également fortement des plannings de courses et des objectifs de chacun.

A propos du matériel

Un éventail assez large concernant la qualité du matériel roulant des participants a clairement démontré que l’entretien prodigué est proportionnel à sa valeur. Dommage que certains n’aient pas pris conscience qu’indépendamment du prix d’un vélo, les soins à lui apporter sont primordiaux. Pas de gros problèmes techniques à noter si ce n’est une cage de pédalier "partie aux fraises" avec comme conséquences, outre un bris de chaîne, un déplacement aléatoire deux jours durant avec des sauts de chaîne et surtout beaucoup de mérite pour Alejandro. Bravo !

Karel Studer, UVG

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Commentaire de Gaetan |

Merci à l'UVG pour ce magnifique camp ! Mais surtout un grand merci à Karel pour son organisation et sa gentillesse.